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Temps de lecture : 10 minutes
"Je rêve de l'humanitaire depuis des années."
C'est la phrase que j'entends le plus souvent.
Suivie immédiatement de : "Mais je ne sais pas si c'est vraiment fait pour moi."
Et c'est une excellente question.
Parce que l'humanitaire n'est pas fait pour tout le monde.
Ce n'est pas un jugement de valeur. Ce n'est pas une question de courage. C'est juste une réalité : certains profils s'épanouissent sur le terrain. D'autres craquent au bout de 3 mois.
Pendant 30 ans, j'ai vu des gens brillants, motivés, compétents… qui n'étaient tout simplement pas faits pour ce métier. Et qui l'ont appris à leurs dépens.
Ce quiz ne vous donnera pas une réponse définitive.
Mais il vous aidera à identifier vos forces, vos zones de vigilance, et vos angles morts.
Parce qu'avant de partir, il faut savoir pourquoi vous partez. Et si vous tiendrez.
Règles du jeu :
Répondez honnêtement. Pas comme vous aimeriez être, mais comme vous êtes vraiment.
Notez vos réponses sur une feuille (A, B, C ou D)
À la fin, comptez vos réponses majoritaires
Lisez votre profil correspondant
Il n'y a pas de "bonne" ou de "mauvaise" réponse.
Il y a juste votre réalité. Et c'est cette réalité qui déterminera si l'humanitaire est compatible avec qui vous êtes.
Prêt(e) ? C'est parti.
A. Pour fuir ma vie actuelle (job ennuyeux, relation difficile, pression familiale)
B. Pour donner du sens à ma vie et aider les autres
C. Parce que j'ai une compétence rare (médecine, logistique, juridique) et que je veux la mettre au service d'une cause
D. Je ne sais pas vraiment, mais ça m'attire depuis longtemps
A. L'aventure, le dépaysement, sortir de ma zone de confort
B. Le sentiment d'utilité, de faire quelque chose qui compte vraiment
C. La complexité des situations, l'apprentissage constant, les défis intellectuels
D. La possibilité de voyager et de découvrir d'autres cultures
A. Je démissionne. Si ça ne me convient pas, je rentre.
B. Je tiens bon. Je suis venu(e) pour aider, alors je continue malgré tout.
C. J'analyse ce qui bloque, j'adapte ma stratégie, et j'essaie de trouver des solutions.
D. Je me plains auprès de mes collègues et j'attends que ça passe.
A. Ça me stresse énormément. J'ai besoin de planifier, de savoir ce qui va se passer.
B. Ça dépend. Si c'est un petit imprévu, ça va. Si c'est gros, je panique.
C. Je m'adapte. J'aime même parfois l'imprévu, ça casse la routine.
D. Je déteste l'imprévu, mais j'ai appris à faire avec.
A. C'est inacceptable. Je demande à être relocalisé(e) immédiatement.
B. Je suis contrarié(e), mais je m'y fais progressivement.
C. Je trouve ça inconfortable, mais ça ne m'empêche pas de travailler.
D. Ça ne me dérange pas vraiment. J'ai connu pire.
A. Non, et l'idée me terrorise.
B. Oui, et ça a été très difficile. J'ai mis des mois à m'en remettre.
C. Oui, et j'ai réussi à rebondir assez vite.
D. Oui, plusieurs fois. Ça fait partie de la vie.
A. Cauchemar absolu. J'ai besoin de mon espace personnel.
B. Difficile, mais jouable si les règles sont claires (horaires, ménage, etc.).
C. Ça peut être sympa si l'ambiance est bonne.
D. J'adore ça. J'apprends tellement des autres cultures.
A. Je pleure / je crie / je claque la porte.
B. Je suis blessé(e) mais je ne dis rien sur le moment. Je rumine pendant des jours.
C. Je prends du recul. Je vais voir la personne après pour comprendre ce qui s'est passé.
D. Je réponds calmement sur le moment, je défends mon point de vue, puis je passe à autre chose.
A. Je fais le travail à sa place pour éviter le conflit.
B. Je me plains à mon manager, mais je n'ose pas confronter la personne directement.
C. Je discute avec elle en privé pour comprendre ce qui bloque.
D. Je pose un cadre clair : si ça continue, il y aura des conséquences.
A. Impossible. Je me sentirais complètement abandonné(e).
B. Très difficile, mais gérable si je peux leur parler régulièrement.
C. Dur les premières semaines, puis je m'habitue.
D. Ça ne me dérange pas. Je suis assez autonome émotionnellement.
A. Non, jamais.
B. Oui, mais c'était très dur. Je ne recommencerais pas.
C. Oui, et j'ai tenu, même si ça a été difficile par moments.
D. Oui, plusieurs fois. Ça ne me pose pas de problème.
A. En voyant mes amis, ma famille. J'ai absolument besoin de mes proches.
B. En faisant du sport, en regardant des séries, en cuisinant.
C. En prenant du temps seul(e) : lecture, marche, méditation.
D. Je n'ai pas vraiment besoin de "recharger", je fonctionne en continu.
A. Effondrement total. Tout ce travail pour rien.
B. Grosse frustration, mais j'accepte que ça fait partie du jeu.
C. Déception, mais je rebondis vite sur autre chose.
D. Ça m'énerve sur le moment, puis je relativise.
A. "Si je ne vois pas de résultats concrets rapidement, je perds ma motivation."
B. "J'ai besoin de sentir que mon travail sert à quelque chose, même si les résultats prennent du temps."
C. "Les résultats m'importent moins que le processus et l'apprentissage."
D. "Je sais que l'impact humanitaire se mesure sur le long terme. Je suis patient(e)."
A. Blessure profonde. Je me demande pourquoi je suis venu(e).
B. Colère. J'ai envie de lui répondre sèchement.
C. Tristesse, mais je comprends que cette personne souffre.
D. Je prends du recul. Ce n'est pas personnel.
A. Je ne pourrais jamais gérer ça. Je m'évanouis ou je panique.
B. Ça me choque énormément, mais j'arrive à tenir sur le moment. Après, je m'effondre.
C. Ça me touche, mais j'arrive à me concentrer sur ce qu'il faut faire.
D. Je dissocie : je me mets en "mode automatique" et je gère.
A. Non, jamais. Et je ne sais pas comment je réagirais.
B. Oui, une fois. Et ça m'a marqué(e) pendant des mois.
C. Oui, plusieurs fois. Ça me touche, mais je sais comment gérer.
D. Oui, régulièrement dans mon métier (soignant, pompier, etc.). J'ai développé des mécanismes de protection.
A. Je craque : pleurs, crise d'angoisse, insomnie.
B. Je compense : alcool, nourriture, Netflix en binge.
C. Je parle à quelqu'un (ami, psy, collègue).
D. Je pratique des techniques de régulation (sport, méditation, respiration).
Comptez vos réponses :
Combien de A ?
Combien de B ?
Combien de C ?
Combien de D ?
Ce que ça signifie :
Vous êtes attiré(e) par l'humanitaire, mais vous n'êtes probablement pas prêt(e) à partir maintenant.
Vos zones de fragilité :
Difficulté à gérer l'incertitude et l'imprévu
Besoin élevé de confort et de stabilité
Dépendance affective forte (besoin de vos proches)
Faible tolérance à la frustration
Peu d'exposition à des situations difficiles
Ce que vous devez faire AVANT de partir :
Travaillez sur votre tolérance à l'inconfort
Sortez de votre zone de confort régulièrement (voyages solo, défis physiques, etc.)
Pratiquez la méditation ou la cohérence cardiaque pour gérer le stress
Développez votre autonomie émotionnelle
Apprenez à être bien seul(e)
Testez des périodes d'isolement (week-end solo, retraite, etc.)
Exposez-vous progressivement à des situations difficiles
Bénévolat auprès de populations vulnérables
Accompagnement de personnes en fin de vie (si vous êtes dans le médical)
Clarifiez vos motivations
Pourquoi voulez-vous VRAIMENT partir ?
Est-ce pour fuir quelque chose ? Ou pour construire quelque chose ?
Verdict : Ne partez pas maintenant. Préparez-vous d'abord.
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Ce que ça signifie :
Vous avez le potentiel pour l'humanitaire, mais vous devez travailler certaines zones de fragilité.
Vos forces :
Motivation sincère
Capacité à tenir malgré les difficultés (même si c'est dur)
Conscience de vos limites
Vos zones de vigilance :
Gestion du stress et des émotions
Autonomie émotionnelle
Tolérance à la frustration
Gestion des conflits
Ce que vous devez faire AVANT de partir :
Développez des outils de gestion du stress
Formation Positive Intelligence® (gestion des saboteurs mentaux)
Techniques de régulation émotionnelle (cohérence cardiaque, EMDR, etc.)
Renforcez votre capacité à gérer les conflits
Formation en communication non-violente (CNV)
Pratique de l'assertivité
Testez-vous sur du court terme
Mission courte (1-3 mois) avant de vous engager sur 6-12 mois
Bénévolat intensif en contexte difficile
Préparez votre entourage
Discutez avec vos proches de votre projet
Clarifiez vos besoins de communication pendant la mission
Verdict : Vous POUVEZ partir, mais avec une préparation solide.
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Ce que ça signifie :
Vous avez un profil solide pour l'humanitaire. Vous êtes capable de gérer l'incertitude, la frustration, et l'isolement.
Vos forces :
Adaptabilité
Résilience émotionnelle
Capacité d'analyse et de prise de recul
Gestion saine du stress
Autonomie
Vos zones de vigilance :
Ne sous-estimez pas la difficulté du terrain (même si vous êtes solide)
Attention au sur-engagement (vouloir tout gérer seul)
Surveillez les signaux faibles de burn-out
Ce que vous devez faire AVANT de partir :
Affinez votre projet
Quel métier ? Quelle ONG ? Quelle zone géographique ?
Clarifiez vos non-négociables (durée de mission, type de contexte, etc.)
Renforcez vos compétences techniques
Formation spécifique (Bioforce, RedR, MSF, etc.)
Certification dans votre domaine
Préparez votre candidature
CV adapté aux codes ONG
Lettre de motivation percutante
Réseau (LinkedIn, événements MSF, etc.)
Anticipez le retour
Préparez votre réintégration professionnelle
Prévoyez un soutien psychologique au retour si besoin
Verdict : Vous êtes prêt(e). Lancez-vous.
👉 Un RDV hotline pour vous aider à finaliser votre projet.
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Ce que ça signifie :
Vous êtes fait(e) pour l'humanitaire. Vous avez déjà les qualités essentielles pour tenir sur le terrain.
Vos forces :
Autonomie émotionnelle très développée
Résilience exceptionnelle
Gestion du stress et des émotions
Capacité à gérer l'imprévu et la violence
Tolérance élevée à la frustration
Vos zones de vigilance :
Attention à la sur-adaptation (faire comme si tout allait bien alors que vous souffrez)
Risque de dissociation émotionnelle (couper vos émotions pour tenir)
Attention au burn-out silencieux (tenir, tenir, tenir… puis s'effondrer)
Ce que vous devez faire AVANT de partir :
Identifiez vos limites
Même si vous êtes solide, vous AVEZ des limites
Apprenez à les reconnaître et à les respecter
Mettez en place un système de soutien
Supervision psychologique régulière (même si vous allez bien)
Réseau de pairs (anciens MSF, CICR, etc.)
Préparez le retour
Les profils comme vous ont souvent du mal à revenir
Anticipez le choc culturel inversé
Verdict : Vous êtes prêt(e). Mais attention à ne pas vous sur-estimer.
Ce quiz ne remplace pas un accompagnement professionnel.
Mais il vous donne des pistes.
La vraie question, ce n'est pas : "Suis-je fait(e) pour l'humanitaire ?"
C'est : "Suis-je prêt(e) MAINTENANT ?"
Et si la réponse est non, ce n'est pas grave. Ça peut le devenir.
Avec de la préparation. Du travail sur soi. Et de la lucidité.
Besoin d'aller plus loin ?
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✍️ Clémentine Olivier
Coach humanitaire | 30 ans MSF & CICR